We used to be magic – Bea Ingalls

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Résumé de l’éditeur :
Audrey, mannequin débutante, découvre pour la première fois les lumières étourdissantes de New York. Ezra, quant à lui, revient d’un séjour d’études à l’étranger avec le nez et le cœur brisés.
Tout les sépare, et pourtant, quand ils se rencontrent par le plus grand des hasards lors d’un diner mondain, leur connexion est instantanée. Très vite, ils partagent leurs doutes et leurs rêves, au point d’en oublier leurs peines.
Cette étincelle magique entre eux suffira-t-elle, lorsqu’Audrey sera confrontée aux aspects les plus sombres de l’industrie de la mode et que le passé d’Ezra semblera impossible à oublier ?

 ★ Merci à Hachette Romans pour ce SP ★

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J’ai souhaité lire ce roman, d’abord parce que la couverture m’a de suite interpellée. À la lecture du résumé, je me suis dite pourquoi pas. C’est une romance entre deux jeunes personnages qui vivent leurs premiers pas dans le monde des adultes et le milieu professionnel. Ils vont être confrontés à la réalité de la vie mais plus encore à certains obstacles liés à leur vécu ou encore leur métier.

Audrey débute dans le mannequinat, elle a 18 ans et alors qu’elle s’apprêtait à entamer ses études, on lui a proposé de devenir mannequin, ce pourquoi elle a quitté l’Angleterre pour les Etats-Unis. Elle se retrouve donc à New-York en coloc avec d’autres mannequins dans un petit appartement un peu sordide et elle va découvrir le monde de la mode. Un monde particulier qui cache bien des travers. Elle, qui n’a jamais vécu richement, se retrouve face au luxe de ce qu’elle représente en tant que mannequin, elle devra paraitre alors au mieux de ce qu’elle peut proposer. Elle côtoie alors un monde dont elle n’avait pas idée.

Ezra revient aux Etats-Unis après avoir vécu plusieurs années dans un pensionnant à l’étranger, depuis qu’il avait 13 ans. Il est issu d’une famille aisée qui n’a jamais eu de soucis financier, il a deux grandes soeurs avec qui il s’entend bien tandis que ses rapports avec son père sont plus compliqués, on comprendra pourquoi au fur et à mesure mais on saisit bien qu’Ezra tente au mieux de prendre son indépendance et de s’en éloigner. Il est toutefois confronté à quelques traumatismes liés à son passé et vit avec un sentiment d’abandon marqué qui lui procure bien des déboires.

Le récit est un roman Young Adult car les deux personnages ont 18 ans et que leur idylle est belle et attendrissante, mais à travers leur histoire, l’autrice aborde des thématiques beaucoup plus profondes et à l’impact fort. On y parle d’abus, d’agression sexuelle, d’alcoolisme entre autres et le contraste est marquant entre la douceur des personnages et ce à quoi ils sont confrontés. Cela ancre aussi la romance dans une réalité qui rend le récit plus authentique encore et je dois dire que j’ai trouvé cela très intéressant de voir alors comment tout cela est abordé. On a là des personnages qui vont être confrontés à des faits inacceptables mais qui les positionneront dans des situations délicates où ils ne sauront pas forcément comment réagir. Doit-on se plaindre au risque de tout perdre ? N’a-t-on pas pu causer malgré nous cette situation ? Forcément, ils sont victimes mais ne se positionnent pas en tant que tels.

On le comprend vite, on va découvrir les travers du monde de la mode mais on aborde aussi des sujets de traumatismes liés au passé, quand un adulte a subit un choc plus jeune et qu’il a du mal à trouver sa place au coeur même d’une société tout comme au sein de sa propre famille. Cela engendre quelques comportements de rébellion, des appels au secours qui prennent de plus en plus d’ampleur avec le temps qui passe, désorientant tout possibilité de stabilité de vie.

J’ai beaucoup aimé lire ce roman, je trouve que les sujets abordés l’ont été avec justesse et suffisamment d’approfondissements pour bien saisir l’impact qu’ils ont sur les personnages. Leur romance se voit traitée avec cette sorte de légèreté liée à leur jeune âge et quelque part une part d’innocence dans leur rapprochement, c’est doux et délicat, leur rapprochement se faisant graduellement. À cela s’ajoute une forme de gravité quand l’on comprend quels sont les sujets qui y sont abordés. Des travers du monde de la mode que l’on découvre à travers Audrey ou encore des soucis d’Ezra, tout cela est passionnant et j’ai aimé la façon dont tout cela est traité.

Ce pourquoi ce roman, au delà d’une jolie romance m’a agréablement surprise par la profondeur des sujets exploités. Je me suis sentie concernée par ce qu’ils ont vécu, ressentant le besoin de les accompagner dans leur démarche. J’ai donc passé un bon moment avec ce roman qui se lit avec aisance et qui nous plonge au coeur d’un milieu, d’une ville et d’une réalité pas toujours facile.

We used to be magic
De Bea Ingalls
Editions Hachette Romans
Broché, grand format de 355 pages
Sortie le 29/01/2025

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