Résumé de l’éditeur :
En 1945, la guerre est terminée et Auschwitz est enfin libéré. À 16 ans, Tasha franchit les grilles du camp en route vers la liberté. Elle se retourne pour regarder une dernière fois ce lieu qui lui a volé son enfance en se demandant comment elle a pu survivre à cet enfer alors que tant d’autres n’y sont pas parvenus. Mais la joie d’être enfin libre est ternie par l’absence de sa mère. Quelques semaines plus tôt, elle lui a été arrachée des bras par un officier nazi… Où a-t-il emmené sa mère ? Est-elle encore en vie ? Avec une mèche de cheveux pour seul souvenir, Tasha demande à tous ceux qu’elle croise s’ils ont vu une femme rousse. Dans le chaos d’une Europe en cendres, la retrouver semble impossible, pourtant Tasha a une certitude : il faut toujours garder l’espoir. Cet espoir qui a fait d’elle une survivante plus forte que toute l’horreur du monde.
★ Merci Eric Poupet pour ce SP ★
Nous retournons à Auschwitz le temps d’une séparation, une mère est emmenée laissant sa fille derrière elle, alors que la guerre est bientôt terminée. Les Nazis en ont décidé ainsi, les femmes partent vers une longue marche interminable tandis que les enfants restent sur place, sonnant le glas de tant de familles qui ont survécu jusque là.
Tasha a seize ans, elle a vécu les années de guerre durant cette période où les jeunes se construisent, ce moment où ils sont censés profiter de la vie, la sienne n’a été que tristesse et survie. Après avoir perdu son père et sa jeune soeur, il ne lui restait plus que sa mère avec qui elle était enfermée dans le camp d’Auschwitz, la seule personne à qui se rattacher pour survivre et envisager l’espoir de s’en sortir. Mais voilà qu’à la fin de la guerre, elle lui est enlevée, les Nazis décident que les adultes vont quitter le camp avant l’arrivée des troupes alliées mais les enfants eux sont enfermé dans un baraquement, abandonnés à leur triste sort. La scène de séparation est déchirante, on ne sait pas alors de quoi sera fait le lendemain.
Anna Stuart va alors nous conter le récit avec une narration multiple à la troisième personne comme tous ses autres romans. Cela nous permet clairement de suivre plusieurs personnages et leurs histoires individuelles qui finira par tout relier pour suivre l’histoire de ce moment de leur vie. Le récit tient dans un laps de temps assez court, deux années durant lesquelles Tasha n’aura de cesse de chercher sa mère. Durant ces deux années, il s’est passé alors tant de choses, nous les avons suivi tous sur le chemin de cette recherche d’un proche ou encore pour la liberté de vivre. Mais où est-il ce lieu où ils pourront vivre de nouveau ? C’est ainsi que l’on part d’Auschwitz et que l’on chemine à leurs côtés, de la Pologne à l’Allemagne, ou encore la Tchécoslovaquie puis encore l’Angleterre. Le récit n’a de cesse de malmener le destin de ses personnages.
Certains d’entre eux, tout comme Tasha sont jeunes, pas encore adulte mais en parallèle, nous suivrons aussi cette mère qui lui a été enlevée, ou encore Alice qui deviendra l’un des personnages qui interviendra dans la narration. Alice est juive et a fuit l’Allemagne nazie en 1939, laissant derrière elle son frère, sa femme et leur enfant dans l’espoir qu’ils puissent la rejoindre au plus vite. Bien des années plus tard, elle espère qui ne leur est rien arrivé et qu’elle pourra les retrouver. Ce sont les histoires de tous ces personnages qui cherchent leur famille alors qu’il est si compliqué de savoir ce qu’il s’est passé, tellement l’Europe est en plein chaos après cette guerre.
Tous ces personnages vont se connaitre car ils font parti du projet Winderneere, un projet qui consiste à envoyer mille orphelins juifs en Grande Bretagne pour leur trouver un foyer et leur offrir une nouvelle vie. Alice fait partie de ce projet en accueillant les enfants et Tasha sera l’une de ces enfants. Nous aurons alors de cesse d’explorer les retombées de la guerre sur chacun d’eux, de constater à quel point ils ont été meurtris par ce qu’il s’est passé. Le récit est rythmé par les découvertes que l’on fait à leurs côtés, lors de leurs recherches, nous sommes alors sur le qui-vive avec cette peur qu’ils ne retrouvent jamais leur famille. On ne sait pas quelle sera la fin de l’histoire, le récit est plein de rebondissements et l’idée d’alterner les personnages tout en évoluant dans le temps est particulièrement intéressant.
Cette série fonctionne très bien, à chaque tome je me suis plongée dans l’histoire, celle autour de la déportation des juifs, celle du destin de ces femmes déportées et leur histoire de famille. Tout ne s’arrête pas à Auschwitz, l’après mérite d’être conté car rien n’a été facile, elles ont mené tant de combats après cela, étant confrontées à bien des obstacles.
Si l’on prend la série dans son intégralité, celui-ci est un peu en dessous des deux autres mais je l’ai trouvé toutefois très intéressant et prenant aussi. Les faits historiques contés sont toujours passionnant à lire, ici ils sont romancés avec des personnages qui ne peuvent que nous toucher par ce qu’ils ont vécu. La plume d’Anna Stuart fonctionne très bien et je suis ravie d’avoir pu la lire dans cette série avec ce sujet qui me touche tout particulièrement.
L’orpheline d’Auschwitz
D’Anna Stuart
City Editions
Broché, grand format 425 pages
Sortie le 05/02/2025
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Série Femmes de guerre :
Tome 1 : La sage-femme d’Auschwitz (GF chez City éditions, poche 06/03/2024)
Tome 2 : La sage-femme de Berlin (GF chez City éditions 21/02/2024, poche 05/02/2025)
Tome 3 : L’orpheline d’Auschwitz (GF chez City éditions 05/02/2025)